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Un nouvel espoir Chapitre 1 Dieu qu’elle est belle, pensa Albert, belle, douce et si pleine de vie…Est-ce que je peux nourrir de tels espoirs ? Je suis son père adoptif maintenant, comment pourrais prétendre un jour à l’épouser si ce n’est en renonçant à ce rôle ? Mon dieu Candy , que ne donnerais-je pour que tu oublies Terry, Terry mon ami, Terry pour qui tu t’es si courageusement sacrifiée…
La voix d’Archibald le ramena à la réalité.
Le regard d’Archibald devint songeur aussi, il repensa à leur adolescence avecAlistair et Anthony et toutes les mésaventures qu’ils avaient vécues. Comment ils s’étaient chamaillés pour Candy .
Albert sembla pour la première fois embarrassé depuis qu’Archibald l’avait rencontré. Archibald pensa qu’en effet il avait visé juste. Albert, le grand oncle William avait, lui aussi, succombé au charme de la tendre Candy. Il se demanda à quel moment il avait pu basculer de la simple tendresse à un sentiment bien plus profond. Ce fût Candy qui sortit Albert de cette conversation embarrassante.
Candy respirait le bonheur et la joie de vivre en ce jour particulier où tous ses amis étaient réunis. Elle aurait tant aimé cependant qu’Anthony, Alistair, Patty et même Terry soient aussi présents. L’espace d’un instant son profond regard vert s’obscurcit ce qui n’échappa pas à Annie qui lui prit gentiment la main et lui dit :
Candy remercia Albert en pensées, Albert, son prince de la colline…Albert son protecteur de toujours, lui qui avait toujours été là pour elle…Le repas se termina dans la gaieté et les enfants partirent au lit pour faire la sieste car toutes ces émotions et cette gaieté les avaient épuisés. Annie et Archibald se proposèrent pour faire la vaisselle, Tom et Jimmy qui avaient beaucoup de travail à la ferme durent les quitter rapidement en promettant de revenir bien vite.
Et Candy et Albert prirent le chemin de la colline où ils s’étaient rencontrés la première fois.
Candy pour la première fois rougit à un compliment d’Albert, mais ce n’était plus Albert, c’était son prince qui avait ressurgi du passé et tout se chamboulait dans les pensées de Candy , ne sachant plus très bien quelle attitude adopter, elle était partagé entre la timidité qui naissait d’être face à son tout premier amour et l’amitié profonde qui avait grandi entre eux durant la longue convalescence d’Albert. Candy s’allongea au pied du grand chêne. Albert, assis auprès d’elle prit sa cornemuse et lui joua un air…Mon dieu que de souvenirs cela éveillait en Candy , une colline, un jeune homme jouant de la musique…Petit à petit, les visages se superposaient et se confondaient dans cette mélodie douce et triste. Albert s’arrêta et contemplât Candy . Candice Neige André…
Cette petite phrase innocente fit jaillir dans le cœur d’Albert une flamme d’espoir.
Candy commença à pleurer, Albert hésita un instant, pris la prit doucement dans ses bras, dieu qu’il était bon d’avoir Candy dans ses bras, comme il voulait conquérir son cœur et effacer les longues années de peines. Il caressa doucement ses cheveux si doux dont le parfum lui rappelait les roses de sa chère sœur. Candy sentit la chaleur d’Albert, la caresse sur ses cheveux. Puis avec un geste d’une infinie douceur, il lui releva doucement le menton et la regardant avec une infinie tendresse lui dit :
Albert dût faire résister de toutes ses forces pour ne pas embrasser les lèvres douces si proches à cet instant. Je dois résister…Je dois résister, d’abord conquérir son cœur, changer cette image de grand frère…Mon dieu, comment lui faire oublier Terry…Comment apprivoiser ce petit oiseau blessé ? Par la douceur, la compréhension, ne plus jamais la laisser seule. Terry l’avait conquise par ses taquineries, Albert la conquérrait à sa façon, comme il savait conquérir les animaux de la forêt.
Candy vit pour la première fois Albert d’une façon très différente, il avait l’âge qu’aurait eu Anthony si…Anthony lui aurait-il ressemblé ? Albert était si beau dans son costume traditionnel, ses long cheveux blonds, son doux visage…Albert était là, lui tenant la main, une main douce, chaude... Il posait sur elle ce regard rêveur, d’une grande pureté. Et Candy se prit a espérer qu’il puisse la voir comme une femme, la femme qu’elle était devenue.
Rien n’est trop beau pour toi ma douce Candy , pensa-t-il. Mais déjà Archibald et Annie arrivaient, rompant le charme de leur tête-à-tête. Archibald les voyant allongés dans l’herbe, si proches, si complices, ne put s’empêcher d’avoir un pincement au cœur. D’abord ça a été ce fichu anglais et maintenant c’est Albert qui te monopolise Candy ! Annie de son côté fût surprise et posa sur eux un regard interrogatif que Candy ne manqua pas de remarquer. Annie ne connaissait pas encore le secret de Candy et du Prince des collines.
Albert lui répondit par un clin d’œil. C’était la première fois de sa vie que Candy le voyait faire un clin d’œil. Le soir à la maison Pony, Candy et Annie se retrouvèrent dans la petite chambre de leur enfance et purent à nouveau partager leurs secrets.
Candy rougit jusqu’à la racine de ses cheveux. Ainsi c’est la façon dont on les voyait ? Déjà en Ecosse ce sont ses amis qui lui avaient fait remarquer pour Terry et une fois encore elle n’aurait pas su voir l’intérêt que lui portait un homme ?
Une nouvelle fois, Candy rougit, elle n’avait jamais pensé à se faire belle pour Albert. Mais elle se souvint de la robe qu’il lui avait offerte près du lac après la mésaventure avec Neil. Peut-être avait-elle raison…
Et Candy et Annie se mirent au lit, comme lorsqu’elles étaient enfants. Et à nouveau Candy se mit à rêver de son prince des collines, un prince bien en chair et en os maintenant. Un prince qui était devenu un jeune homme séduisant. Elle se prit à rêver qu’il l’embrasse, tout comme l’avait fait Terry. Oh mon dieu Candy , que t’arrive-t-il ?
Chapitre II L’annonce à la famille Candy et Albert reprirent la route pour Chicago dans la voiture des Andrés, Georges le chauffeur, toujours discret, leur avait préparé tout ce qu’il fallait pour un pic-nique. Ils s’arrêtèrent au bord d’un lac. Cela rappela à Candy leur dernier pic-nique. Albert lui avait dit : « Qu’il est bon de partager ce que l’on a avec ceux que l’on aime. » Et il lui avait fait promettre de partager ses pensées. Albert semblait détendu et apprécier ce moment de détente, il savait que lui aussi allait devoir affronter beaucoup de choses., renoncer à son mode de vie libre pour s’ occuper des affaires de la famille André n’était pas une mince affaire.
J’espère que d’aider Patty t’aidera à exorciser tes propres démons Candy …Ainsi en aidant les autres comme tu l’as toujours fait, peut-être arriveras-tu as oublier Terry avec le temps…
Candy rit, elle repensa à Terry qui l’avait surnommée Tarzan tâches de son. Puis elle repensa à la valse et se dit qu’elle aimait tant danser.
Soudain Candy pensa qu’elle savait si peu de chose sur Albert, elle ne l’aurait jamais imaginé danser, ni même sachant danser. Ces nouveaux traits de sa personnAlistairté se dévoilaient peu à peu et semblaient tout-à-coup le rendre beaucoup plus jeune et peu à peu l’image d’un grand frère protecteur commençait à s’estomper. Ou alors peut-être était-ce elle qui devenait une femme ? cette idée laissa Candy perplexe.
Ils rirent tous les deux à l’idée d’un bal organisé par la rigide tante Elroy. Qu’il était bon de rire à nouveau.
Candy se souvint comment les voisins avaient déjà commencé à jaser lorsqu’Albert avait recouvré la mémoire. Et aussi des difficultés qu’ils avaient rencontrées à trouver un appartement, sans l’intervention d’Alistair et Archibald, jamais ils n’y seraient arrivés. Ah Alistair, pensa-t-elle, comme tu me manques. Son soupir n’échappa pas à Albert. Mais il ne fit aucune remarque. De retour à la maison, Candy se mit à écrire une longue lettre à Patty lui racontant tous les derniers évènements, depuis la découverte de qui était l’oncle William à la fête à la maison Pony. Candy termina sa lettre en invitant Patty à la rejoindre le plus tôt possible, elle ne mentionna ni le bal, ni les raisons de son invitation cependant, craignant que Patty n’hésite à venir. Puis elle s’allongea sur le lit et laissa ses pensées vagabonder. Elle repensa aux jours heureux où Anthony était encore là et au Prince des collines, elle n’arrivait pas encore à croire qu’Albert soit le prince des collines, et cependant c’était bien lui…Combien de fois avait-elle révé quand elle était enfant qu’il venait la chercher sur un magnifique cheval blanc comme Anthony et l’emmenait loin de chez les André. Un instant, un bref instant Terry vint troubler ses pensées…Non, Terry, je ne veux pas être triste ce soir, je ne veux pas penser à toi, ce weekend a été si parfait…Je ne veux pas être triste. Le lendemain matin, Albert convoqua Georges dans son bureau.
Annie était déjà là lorsque Georges passa les chercher.
Candy avait parlé à voix haute, sans se douter qu’à deux pas de là, Neil en personne les observait. Ah la peste, pensa-t-il, que j’ai l’accord du vieil oncle William ou non je finirai par l’épouser ! D’ailleurs j’ai déjà même une petite idée là-dessus. Et pendant qu’Annie et Candy choisissaient gaiement des tenues pour sa présentation auprès d’Albert pour le bal…Hélas, Neil préparait un nouveau plan machiavélique qui allait une fois de plus mettre Candy dans une situation désespérée.
Les deux amies finirent leurs achats dans la bonne humeur puis allèrent manger une glace sur une terrasse où Georges les attendait.
Pendant que Candy préparait ses cartons d’invitations Georges était parti à d’autres occupation. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir écrire ? « Cher ami » Oh zut, trop familier ! « cher parent, cher ami » Zut zut zut et rezut, pourquoi est-ce si difficile de faire de simples cartes d’invitation !!!! En plus elle ne pouvais même pas se tromper vingt fois car sinon il n’y aurait jamais assez de cartons à entête de la famille André ! Trois heures plus tard, Candy avait enfin fini ses invitation, rouge comme une pivoine, les cheveux en bataille, on eut crû qu’elle venait de courser une bande de galopin. Candy se regarda dans le miroir. Oh la la ! Quelle tête ! Je mérite bien le surnom de Tarzan aujourd’hui, puis elle se fit une grimace à elle-même et décida de prendre une douche. Candy ne s’était jamais maquillée, mais Annie lui avait fait choisit un léger rouge à lèvres rose pâle et un peu de blush qui réhausserait son teint de porcelaine. Elle mit la jolie robe vert émeraude qu’Annie lui avait fait acheter et dut bien constater que le résultat était au dessus de ce qu’elle pensait, ce n’était plus elle qu’elle voyait dans le miroir, mais une ravissante jeune fille élancée dont le teint était mis en valeur par la couleur de la robe qui allait si bien avec ses yeux. Elle décida de ne pas attacher ses cheveux mais les coiffa simplement en arrière avec un ruban vert assorti à la robe. Il manque quelque chose se dit-elle, mais quoi ? Elle était en train de réfléchir quand on frappa à la porte. C’était Albert…Albert resta sans voix à la vue de Candy . Mon dieu, C’est la plus jolie jeune fille que je n’ai jamais vue, et cette robe…Mon dieu qu’elle est désirable… Oh Candy , ne vois-tu pas que je suis en train de tomber désespérément amoureux de toi ? Que je brûle de te serrer dans mes bras…
Il se reprit.
Candy regarda les magnifiques parures, elles étaient en émeraudes, de la même couleur que ses yeux et sa robe, elles étaient à la fois sobres et raffinées et d’une grande délicatesse. Albert l’aida à passer le collier et le bracelet les doigts tremblants.
Cette fois-ci Candy rougit franchement et baissa les yeux afin qu’Albert ne puisse y lire des émotions qui pourraient la trahir. Mais elle ne dit rien. Le blush…merci Annie, au moins tes conseils m’ont évité d’être embarrassée. Sur la route conduisant à la demeure familiale, Candy resta très pensive…Mon dieu, Albert…ce cadeau est princier, c’est le genre de cadeau que l’on offre à une fiancée…et comme tes mains tremblaient…Qu’est-ce qui nous arrive ? J’ai l’impression de trahir Terry. Mais je n’ai rien fait ? Mon dieu Terry, pourquoi ne viens-tu pas me sauver ? Je suis en train de tomber amoureuse de l’oncle William ! D’ Albert ! Je ne peux pas faire ça !
Mais pourquoi rougit-elle en disant cela … Ses paroles ne semblent pas refléter ses pensées…Ah Candy , mon royaume pour la clé de tes pensées… La famille André au grand complet était réunie dans le grand salon de la demeure. La grand tante Elroy semblait nerveuse. Eliza et Neil étaient à la fenêtre et attendaient avec impatience ce vieillard qu’ils n’avaient jamais vu. Enfin la voiture arriva. Georges aida Candy à sortir et Albert la suivit. Neil s’exclama :
Archibald et Annie, pas très loin, avaient entendu la conversation et Annie devait pincer Archibald pour qu’il n’éclate pas de rire. Enfin le grand moment arriva, le majordome annonça : « Monsieur William, Albert André et sa pupille, mademoiselle Candice Neige André ». Tout le monde se tût. Albert, Candy à son bras entrèrent dans le salon et firent sensation. Neil s’exclama :
On entendit de nombreux commentaires :
Eliza était verte de rage : La chipie ! La chipie ! Oser venir à son bras ! Porter des bijoux de famille ! J’enrage, j’enrage ! Elle fit mine de partir mais sa mère la ratrappa par le bras…
Eliza serra les dents. De son côté Neil commençait à comprendre…C’était donc cela ! Ce vagabond n’était alors que le grand oncle ! Et tout s’expliquait maintenant, voilà pourquoi il a fait publier un démenti concernant nos fiançailles. Je vois bien comment il la regarde ! Tu parles d’un père adoptif ! Il la veut pour lui seul ! mais je ne le laisserai jamais faire ! Candy deviendra ma femme ou la femme de personne ! De son côté Archibald était muet d’admiration, il ne pouvait détacher son regard de la fascinante créature vêtue de vert, dont la robe soulignait chaques courbes avec un telle élégance. Archibald avait toujours été sensible à la beauté et à l’esthétique, et Candy dépassait tout ce qu’il avait pû imaginer…Quel veinard cet Albert pensa-t-il. Ah Alistair, si tu avais pu voir ça, notre Candy , notre garçon manqué à tous les deux, devenue une femme belle à vous couper le souffle maintenant, et toi Anthony ! Tu te serais déjà battu vingt fois pour elle, et ce fichu anglais n’aurait jamais ravi son cœur…Archibald fût pris de regrets à la pensée qu’il avait été un jour sur le point de lui avouer son amour et en gentleman, il avait décidé de ne pas briser le cœur de la douce Annie, Annie si réservée, si introvertie, à qui tout semblait faire peur…Reprends-toi Archibald, Candy t’as toujours considéré comme un ami, il y avait peu de chance pour que… La soirée s’anima, on passa à table. Candy qui n’avait pas l’habitude du vin, se sentit grisée très vite. On mit de la musique et on demanda à Albert d’être le premier à danser. Il alla chercher Candy qu’Archibald et Annie accaparaient.
Elle le prit par le bras et il commencèrent à danser dans la grande salle. Candy sentait la chaleur des doigts d’Albert au travers du fin tissu de la robe, cette chaleur semblait envahir tout son corps. De son côté Albert, tenant ce corps chaud et souple qui se laissait guider avec confiance, sentait son cœur battre très fort, il n’osait rien dire, de peur de briser la magie. Tous les yeux étaient braqués sur eux. Cela rappela à Candy une autre soirée, un autre jeune homme, mais cette fois, c’était son prince… Dieu qu’elle était belle, ses cheveux fins flottaient, elle flottait…Et Candy que le vin avait quelque peu grisée, s’abandonnait entièrement à cette danse où Albert la faisait tourner, tourner… elle aurait à cet instant voulu tout oublier. On entendit de part et d’autres : ils forment vraiment un très beau couple, ne pensez-vous pas ? Ce qui fit s’étrangler Eliza avec son champagne. Neil de son côté était sombre et silencieux, il échafaudait déjà sa vengeance. Les valses avaient donné si chaud à Candy qu’elle alla prendre l’air sur le balcon, elle souriait... Albert la rejoint avec deux coupes de champagne.
Ses yeux brillaient et ses joues étaient roses de plaisir…
Albert était si proche, ses yeux plongés dans les siens…
C’était Neil, ivre, qui avait tout vu de la tendre scène. Albert vit Candy pâlir sous le sarcasme. Il la reconduit auprès d’Annie lui disant de s’occuper d’elle. Puis il retourna sur le balcon où Neil se tenait encore, ferma précautioneusement les fenêtres derrière lui de façon à ce que cette fois personne ne puisse le surprendre.
Albert attrapa Neil par le col et le força à descendre. Ils commencèrent à se battre. - Alors Neil ! C’est moins facile que d’harceler une jeune fille, n’est-ce pas ?
Albert continuait à lui asséner des coups de poings et avait le dessus.
Un lumière s’alluma.
C’était la grand tante Elroy…
Il se retourna mais Neil avait disparu. Toujours aussi courageux, pensa Albert. Il alla se rafraîchir puis regagna la soirée comme si rien ne s’était passé. Ce maudit Neil ! ce maudit Neil ! Pourvu que Candy ne soit pas trop affectée ! Candy avait repris des couleurs mais semblait lasse.
De toute évidence, les mots de Neil avaient blessé Candy et un mur s’était déjà élevé autour de son cœur. Combien de temps faudrait-il à nouveau pour que la jeune fille se laisse à nouveau aller à de tendres émotions… ?
Candy leva les yeux vers lui.
Candy fondit en larmes dans ses bras, il l’enserra doucement et lui caressa les cheveux. Douce Candy , tu ferais damner un saint, mon dieu, donnez-moi la force de résister, il est trop tôt, elle n’est pas prête. Son cœur n’est pas encore guéri… Candy se sentait tellement bien, tellement en sécurité dans les bras d’Albert, ce doux refuge. Mais elle sentait aussi son parfum au musc et la chaleur de son corps au travers de sa chemise. Elle voulait tant tout oublier… La voiture les berçait, ils étaient ainsi enlacés comme pourraient l’être deux amoureux, le chemin était long jusqu’à Chicago…Candy s’assoupit, épuisée des émotions de la journée. Elle se blottit davantage contre lui…Mon dieu Candy , je ne suis qu’un homme…aies pitié de moi ! Sa tête reposait sur l’épaule d’Albert, ses lèvres étaient si proches, si proches…Il s’enivrait de son souffle contre sa joue…il respirait son parfum de rose profondément comme s’il voulait ne jamais l’oublier…Jamais ses lèvres n’avaient été aussi proches…Quel supplice ! Et bien qu’il haïsse Neil, il pouvait comprendre et une partie de lui-même avait pitié de lui.…Qui n’était pas tombé amoureux de Candy ? Anthony,Alistair, Archibald, Neil… tous les jeunes hommes de la famille André... Sans oublier Terry. Elle était fascinante, de par son apparence, mais ce qui attirait le plus c’était encore sa personnalité : pure, douce, pleine de vie, généreuse…Oh Candy , je bascule dans un amour si profond que je ne pourrai plus jamais faire marche arrière. J’ai pourtant tant lutté pendant toutes ces années! Son visage se tourna davantage vers lui…Il n’aurait eu qu’à tourner très légèrement la tête et leurs lèvres se toucheraient, il ferma les yeux, …se laissa lui aussi bercer par la voiture, attiré irrésistiblement par ces lèvres si proches…il n’ouvrait pas les yeux, il ne voulait pas voir, seulement la sentir…Il respirait sa peau, son parfum…Tout son être basculait dans une douce chaleur…Il plongeait dans une quiétude jamais éprouvée jusqu’alors, une quiétude mêlée d’un immense bien-être qui envahissait tout son corps…Albert sortit de cette bienheureuse torpeur quand la voiture s’arrêta. Candy se réveilla en sursaut.
Candy rentra chez elle, soudain elle n’avait plus du tout sommeil. Les paroles de Neil revenaient sans cesse dans sa tête. N’oubliez pas que vous êtes parents très proches…Non, elle ne voulait plus d’un amour impossible comme avec Terry. Quelle cruauté du sort, c’est au moment où elle se rendait compte qu’elle s’était profondément attachée à Albert qu’elle avait découvert qu’il était son tuteur ! Candy était complètement désemparée, non seulement elle aimait encore Terry, mais elle commençait aussi à être amoureuse d’Albert et pour comble, c’était un amour qui ne pourrait jamais éclore ! Elle secoua la tête. Allons Candy ! Tu na vas pas te laisser aller à de si négatives pensées ! Ton amie arrive probablement demain et il faut que tu soit forte ! Une fois dans le lit bien douillet cependant, ses pensées revinrent à Terry, à son baiser, à Terry qui l’avait enlacée une toute dernière fois en pleurant…puis elles glissèrent lentement vers Albert, ce voyage en voiture enlacés…Il était si proche…Elle sentait encore son souffle chaud contre sa joue…cette sensation enivrante…Et Candy s’endormit dans un sommeil plein de rêves où tous les amours de sa vie se confondaient, c’était Albert qui était en Ecosse avec elle et lui jouait de la cornemuse…Mais où était donc Terry ???
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