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S'il suite un jour il y a ,
elle ne se présentera pas comme on l'espérait... Pour éviter de
subir de nouveau les foudres de Yumiko Igarashi, l'auteur a décidé de ne
plus utiliser l'image que nous connaissons de Candy et de tous ses amis. Il
lui faut donc situer la suite un peu plus tard dans le temps, c'est à dire,
dix ou vingt ans plus tard, et créer un nouveau personnage central, qui
partira à la recherche de Candy....
"Mais que devient Candy
?!!!" - allez-vous me dire. Et bien, sachez qu'après avoir pu
contacter Kyoko Mizuki , et lui avoir présenté nos réclamations, elle
nous a promis que nous retrouverions nos personnages adorés, Candy, Terry
et les autres. Elle nous a assurés ne pas vouloir nous décevoir. Le
nouveau personnage central, présenté comme une "nouvelle" Candy,
servira uniquement de lien entre chaque évocation des personnages. Une
chose est sure : nous aurons les réponses que nous attendons depuis si
longtemps : le mystère de la naissance de Candy, la possible réunion de
notre couple vénéré Candy/Terry, etc...
Il est regrettable que le
désaccord entre l'auteur et l'illustratrice soit à l'origine de la
modification de cette suite. La majorité des admirateurs de Candy aurait
souhaité retrouver Candy juste après le dernier épisode du DA ou le
dernier volume du manga. La situation actuelle fait que cela est
définitivement impossible (voir la rubrique procès
pour de plus amples détails). Mais réjouissons-nous d'être assurés de
retrouver Candy et de connaître son devenir. N'est-ce pas ce qui nous
importait le plus ?
Vous pouvez soutenir Kyoko
Mizuki sur son guestbook,
et pourquoi pas lui donner une vision personnelle de la suite que vous
aimeriez lire . N'écrivez qu'en anglais car c'est la seule langue
étrangère que ses collaborateurs savent lui traduire.
Pour le moment, je vous invite
à découvrir ou re-découvrir ci-dessous, le prélude de suite qu'avait
écrit l'auteur, à la fin des années 70...

Il existe bel et bien une suite à Candy que Kyoko Mizuki a rédigée sous forme de
trois nouvelles, complétées par des illustrations noir et blanc de Yumiko
Igarashi, au
temps où elles étaient encore amies. Ces nouvelles ont été publiées en 1978 après la
publication du manga, pour "calmer" ses admirateurs qui n'étaient pas satisfaits de la
fin.
| LE PREMIER VOLUME |
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LE DEUXIEME VOLUME
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LE TROISIÈME VOLUME
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Les deux premiers volumes sont consacrés à la vie de Georges, qui décrivent
son enfance de petit français orphelin avant d'être adopté par le père d'Albert et
d'être ramené avec lui à Lakewood, pour devenir plus tard son bras droit.
Le troisième volume se présente sous forme de lettres que Candy échange avec ses
amis. On apprend ainsi que Patty est devenue institutrice, qu'Annie et Archibald sont
fiancés, qu'Albert est en voyage pour affaire, et que Candy est restée infirmière à la
Maison Pony. Mais cinq lettres nous intéressent principalement et en voici quelques
extraits...
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La lettre de Candy à Eléonore Baker, la mère de Terry
(Traduit du japonais par Tarzan Freckles, et de l'anglais par
Sophie-webmiss)
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Chère Madame
Eleonore Baker,
Je vous remercie pour votre lettre et pour lle ticket d'invitation. Je
me demande combien de temps je suis restée pensive devant ce ticket
de théâtre pour la pièce "Hamlet". J'ai lu dans les
journaux que Terry allait jouer Hamlet. Malgré mes efforts pour ne
pas les regarder, je ne peux m'en empêcher. J'ai l'impression que
beaucoup de temps s'est écoulé depuis notre rencontre dans ce
village (conf. le manga). Il s'est complètement remis. Je n'ai jamais
été plus heureuse. Je sais que la pièce a déjà très bonne
réputation. Je suis sûre que Hamlet joué par Terry sera
merveilleux. Quand je ferme les yeux, je peux voir ça.
Je vous suis très
reconnaissante de votre prévenance. Vous
dites que vous enverrez gentiment une voiture me chercher à la date
indiquée. Mais je ne peux pas y aller. Je voudrais vraiment voir la
pièce dans laquelle Terry joue, mais je ne veux pas le voir, lui. Si
je le vois jouer, je voudrais le rencontrer et lui parler.
Contrairement à cette
pièce dans ce village de campagne, finalement je pourrais voir Terry
jouer. Mais j'ai décidé d'y renoncer. Les souvenirs de New-York sont
encore très douloureux pour moi. Je ne peux pas sourire en disant que
ça a changé. Dans quelques temps, dans quelques temps, le temps
guérira cela...
Je suis désolée Mme
Baker. S'il vous plait, pardonnez moi de vous renvoyez aussi
impoliment votre ticket d'invitation.
Candy Neige André.
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La lettre de
Suzanne
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"Chère Candy,
J'espère que tu vas bien. Je regrette beaucoup la façon dont tu as dû quitter New York.
Maintenant, je sais où se trouve le coeur de Terry. La seule chose qui me reste à faire,
est d'attendre qu'il m'aime un jour. Je ne peux plus marcher désormais, et je réalise
aujourd'hui que Terry est ma vie et mon âme. J'attendrai toujours près de lui, si c'est
ce que je dois faire. Je l'aime tant ! Je resterai toujours à ses côtés, pour prendre
soin de lui.
Suzanne"
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La
réponse de Candy
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"Chère Suzanne,
Je vais bien, mais je dois t'avouer que je t'ai détestée quand tu es parvenue à
me faire quitter l'hôtel de Chicago. A ce moment là, j'ai cru que je l'aimais plus que
toi.... Puis, quand je suis allée à New York et que j'ai appris ton accident, que tu
avais perdu ta jambe et ton rêve, puis quand tu as voulu te suicider pour moi et
Terry, j'ai compris alors que tu l'aimais de tout ton coeur. J'ai su alors ce qu'il me
restait à faire...
Puis, quand j'ai appris que Terry avait quitté la troupe, j'ai compris que c'était vous
deux qui aviez des problèmes, et non moi.
Je tiens la seule lettre que tu m'as envoyée, je la lis et la relis.
Parfois, je vois ta photo dans les magazines, tu es souriante, et je sais maintenant
que j'ai pris la bonne décision. Prends bien soin de Terry, je suis heureuse de voir
qu'il est devenu un grand acteur. Il fait maintenant partie de mon passé, et je ne me
retourne pas.
Je sais qu'un jour nous nous reverrons tous les trois, peut-être quand nous serons
vieux, et nous rirons ensemble.
Prends bien soin de Terry.
Candy"
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La lettre de Candy à Terry
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Cher Terry,
Je viens juste de lire un article sur ta prestation d' Hamlet, dans
lequel il est dit que tu as reçu un accueil très favorable. Je suis
vraiment ravie de lire cela. Félicitations pour ton succès ! J'ai toujours
cru que ce jour reviendrait.
Comme si j'y étais, je pouvais entendre les tonnerres
d'applaudissements que l'on t'adressait, et qui ne s'arrêtaient pas. Et je
pouvais te voir dans ton costume blanc et répondant avec le sourire aux
nombreux rappels.
Melle Pony et Soeur Maria ont dit que tu étais le meilleur Hamlet
qu'elles aient jamais vu de toute leur vie. Elles étaient fascinées de
voir ta photo dans le journal, et elles piaillaient d'excitation au-dessus
d'elle comme des adolescentes.
Il est vrai, Terry, que tu es venu une fois à la Maison
Pony,
n'est-ce pas? A cette époque, j'étais moi aussi en chemin pour rentrer
chez moi. Le temps s'écoule impitoyablement. Si je n'avais fait qu'une
petite pause, j'aurais pu te voir. La Maison Pony était-elle comme tu
l'avais imaginée? C'était tout petit, n'est-ce pas? Je peux juste
t'imaginer te tenant, seul, devant la Maison Pony. Tu es venu ici en ce jour
enneigé alors que je n'étais même pas là. J'étais pourtant de retour en
Amérique, courrant à ta recherche. Puis, j'ai commencé des études
d'infirmière, tout en rêvant de pouvoir te retrouver un jour.
- "Il y a quelque chose que je désire ardemment faire" -
m'avais-tu dit en quittant le Collège Saint Paul. Je voulais que tu voies
à ton tour ce que j'avais fait par moi-même de ma vie. Je pensais que je
finirai bien par te revoir. Mon coeur a explosé de joie au moment où j'ai
trouvé cet article sur toi dans un coin de journal. Terrence Graham.... Je
découvrais enfin en lisant les quelques lignes, que le G. de Terrence G
Grandchester signifiait Graham... J'avais cru que G voulait dire Gorille !
Et j'appris que ta mère, Eléonore Baker avait souhaité t'appeler Graham !
Je fus très émue en apprenant que tu avais abandonné le nom de
Grandchester en quittant l'Angleterre. J'ai compris ta détermination vis à
vis de cette histoire. De toute façon, les gens de Broadway ont vraiment
l'oeil pour découvrir de nouveaux acteurs talentueux. Ils ont remarqué ton
talent immédiatement.
Chaque fois que je lisais de tes nouvelles, j'imaginais que je les
vivais avec toi. Tu 'imagineras jamais combien je fus heureuse d'apprendre
que tu venais à Chicago pour une représentation avec la compagnie
Stratford. Tu ne savais pas encore que j'étais en Amérique à ce moment
là, et je pensais que tu aurais une énorme surprise en me voyant soudain
apparaître. Malheureusement, la pièce n'était visible que par les
spectateurs ayant reçu une carte d'invitation. N'étant qu'infirmière, il
n'y avait aucune raison que je sois invitée. Au moment où j'allais
finalement perdre tout espoir, Archibald et Alistair se procurèrent un
billet pour moi, ce qui était vraiment un coup de chance. Cependant, ce
n'était pas mon jour. C'était mon jour de garde, et personne ne voulait
prendre ma place ce jour là. Mais il fallait que je te voie jouer à tout
prix, et je finis par quitter furtivement mon poste pour aller au théâtre.
Comme tu le sais, je suis très douée pour faire le mur. Mais j'avais une
responsabilité au travail. C'était bien différent du temps de Saint
Paul. Plus tard dans la nuit, je fus sévèrement réprimandée par Flanny,
qui était ma chef à l'école d'infirmières.
J'étais très déçue de n'avoir pu te voir jouer, assise parmi les
autres spectateurs, suite aux problèmes causés par Eliza. Cependant, j'ai
pu te voir du poulailler. Tu étais un merveilleux roi de France... J'ai
pensé qu'ils auraient du mettre le petit roi de France à la place du roi
Lear. J'ai écouté ta voix claire et puissante portée sur la scène. Et
j'ai vu ton attitude raffinée sous les éclairages. Tu te reflétais dans
les larmes de mes yeux.
Ta popularité était stupéfiante. J'étais émerveillée de te voir
à ce moment là, entouré d'une foule d'admiratrices. Je criais "Terryyyyyyyy!"
au plus haut de ma voix, mais elle se noya vainement dans le bruit.
Tandis que j'étais bousculée par la foule des
spectarices, je te vis
toi et Suzanna monter dans la voiture. En y repensant, je pense que cela
présageait de notre future séparation. Nous nous sommes croisés et
manqués en permanence, comme à la Maison Pony, au théâtre et aussi
à l'hôtel à Chicago. Quand je vins à l'hôtel où tu séjournais, Terry,
tu m'attendais devant l'hôpital, n'est-ce pas? Oh, comme j'aurais voulu le
savoir plus tôt. Pendant que tu étais là-bas, j'étais renvoyée par
Suzanna, et c'était pour moi une grande déception de ne pas t'avoir vu, et
j'errais dans les rues, l'esprit absent, jusqu'à l'aube. Je murmurais à
moi-même : "Terry, je me demande si tu ne m'as pas déjà oubliée?...
Non, cela n'est pas possible".
Alistair me dit plus tard que tu étais à la réception après la
pièce organisée par le maire de Chicago, et qu'il t'avait dit que j'étais
de retour en Amérique. Tu as dû être surpris d'apprendre cela. J'aurais
voulu voir ton expression d'étonnement, mais je n'étais pas là et j'ai
manqué ça. Je fus emportée de joie en apprenant de lui que tu avais
quitté la réception immédiatement sans porter attention aux autres
invités qui essayaient de te parler, après que tu aies appris ma présence
à Chicago. Oh vraiment, nous avons eu de nombreuses opportunités de nous
rencontrer ce soir là si nous avions eu un peu plus de chance. Mais finalement,
je fus très heureuse de pouvoir t'apercevoir de loin et de savoir que tu
allais bien.
Juste après, je reçus ton message du gardien, le jour suivant, à
midi. Je me suis précipitée vers la gare, mais en y arrivant, ton train
était déjà parti ! Alors, j'ai couru vers la campagne car je voulais au
moins voir le train dans lequel tu étais supposé être. Et je t'ai aperçu,
debout devant une des portes extérieures. Nos yeux se croisèrent un
instant, c'est tout..... mais j'étais heureuse comme ça.
Nos doux souvenirs continuent, Terry.
Si j'avais su ce qui allait arriver, je t'aurais écrit plus souvent.
J'aurais voulu avoir plus de lettres de toi. Mais c'est trop tard, n'est-ce
pas?
Après ces brèves retrouvailles, je vins à
new-York. Je ne
m'attendais pas à ce que ce voyage soit un voyage d'adieu pour toi et
moi. Quand je reçus de toi le billet pour la pièce de Roméo et
Juliette, et un billet de train aller-simple, je pensais que cette longue
attente pour te revoir était finalement récompensés par ces merveilleux
cadeaux. Oh oui ! J'avais ardemment attendu ce jour, compté les jours sur
mes doigts. Nous avions surtout un souvenir particulier de cette pièce,
Roméo et Juliette. Je suis si émerveillée que tu aies joué finalement
Roméo.
Quand j'ai pu te revoir enfin à
New-York, ce fut le moment le plus
heureux de ma vie car nous ne nous étions pas vus depuis si longtemps. Je
garde encore cette émotion au fond de moi. A ce moment là, je remarquais
bien ton anxiété et ton air déprimé parfois. Mais j'étais si heureuse
que j'en faisais peu cas. Maintenant je sais combien la tragédie de Suzanna
occupait tes pensées. Je regrette tant de n'avoir rien fait pour te
soulager alors que tu avais des problèmes. Je suis si triste de ça.
Je peux te dire que tu n'es pas responsable de l'accident de
Suzanna,
mais il est vrai qu'elle t'a pris sous ses ailes, et qu'elle s'est vraiment
sacrifiée pour toi.
Quand j'ai réalisé les sentiments profonds de Suzanna envers
toi, j'ai décidé de te dire au revoir, Terry. Je ne pouvais
supporter de te voir affligé plus longtemps. Mais par dessus tout, nous
n'aurions pas pu continuer ainsi alors que Suzanna serait restée seule et
désespérée. Quand je t'ai dit au revoir, tu m'as dit à l'oreille, alors
que tu me serrais dans tes bras : "Sois heureuse, ou sinon je ne te le
pardonnerai pas. "
Merci Terry, je suis si heureuse maintenant. J'ai toujours perdu les
amis qui avaient pris soin de moi. Mais je garde encore dans mon coeur les
doux souvenirs que nous avons partagés. Je n'oublierai jamais la chaleur de
ta poitrine contre moi.
D'un autre côté, depuis que nous avions rompu,
Terry, tu n'étais
pas heureux. Tu étais si affligé que tu ne pouvais pas te consacrer
entièrement au théâtre, c'est pourquoi tu as quitté la troupe. Quelle
erreur, Terry. Mais plus que ça, j'ai été stupide de ne penser qu'à ma
peine, j'ai été si égoïste. Je pense que c'est un signe divin qui m'a
guidé vers ce théâtre ambulant, dans lequel je t'ai trouvé, un jour
d'hiver. Tu jouais en titubant et en tournoyant. J'ai failli sauter sur la scène
devant toi, et frapper des poings ta poitrine en criant "Ressaisis-toi
!" Je voulais faire cela pour toi. Terry, pouvais-tu entendre ma voix
dans ma tête à ce moment là? Au milieu de la pièce, tu es devenu comme
passionné. Tu étais une toute autre personne, tu jouais avec élan. Je ne
pouvais pas retenir des larmes d'émotion. "C'est toi, Tu es bien le
Terry que j'ai connu" - murmurais-je à moi même. Sais-tu que ta mère
était dans l'assistance au même moment? Plus tard, Eléonore Baker, ta
mère, m'appela furtivement. Elle me dit qu'elle avait annulé un tournage
pour te suivre en secret. Elle fut aimable au point qu'elle m'envoya l'autre
jour une invitation pour Hamlet. Je la lui ai renvoyée. Je n'ai pas encore
le courage de te voir jouer à Broadway.
Terry, je suis de retour à la maison
Pony, et j'y travaille comme
infirmière. Tant de choses se sont passées depuis notre rupture. Alistair,
le garçon que tu trouvais rigolo, s'est porté volontaire dans l'armée de
l'air en France et est mort à la guerre. Je suis si triste d'avoir perdu
mes chers amis l'un après l'autre. Cela ressemble à la comptine des
"dix petits indiens". Seul Albert est encore avec moi. Terry,
devine ! Il est celui qui m'a adoptée, l'Oncle William. Il nous a vraiment
eus ! Ne crois-tu pas qu'il aurait pu être un bon acteur ?
Oh mon dieu ! Je suis étonnée de voir toutes les pages que j'ai
remplies. Je me demande pourquoi j'ai tant écrit puisque je ne t'enverrai
jamais cette lettre. Cela doit être ton article sur Hamlet qui m'a
bouleversée. C'est presque le crépuscule. Je peux entendre les cloches de
l'église sonner en écho à travers les montagnes.
Terry, s'il te plait, prends soin de
Suzanna. J'ai lu son interview
quand tu es revenu à Broadway après avoir quitté la troupe ambulante.
"Melle Suzanna, étiez-vous inquiète que Terry vous ait quitté et
qu'il ait disparu?" "Non, je ne l'ai jamais été. J'ai confiance
en lui, quoi qu'il fasse." En lisant l'article, des larmes ont roulé
sur mes joues. Suzanna est une si gentille personne, comme toi, Terry. A ce
moment là, tu as fini par choisir Suzanna au lieu de moi, même si ce fut
très pénible. Je t'apprécie toujours tel que tu es. Terry, c'est si loin
d'ici Broadway, mais j'espère que tu te rappelleras que je resterai ton
admiratrice dévouée du fin fond de la campagne américaine. S'il te plait,
garde à l'esprit que je te soutiendrai toujours quand tu seras sur scène.
Melle Tarzan tâches de son
PS : Je t'ai tant aimé....
© Candy
Candy Novels Tous
droits réservés; Reproduction interdite. Publiées la première fois
au Japon en 1979 .
© Texte
de
Kyoko Mizuki 1978-1979, 1990
© Traduction française
Sophie - www.candyneige.com, juillet 2002
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Commentaires
Les lettres adressées à Suzanne et Terry n'ont jamais été envoyées. Une
explication plausible peut être donnée : Candy n'a pas posté les lettres car elle n'en
avait pas le courage. Contrairement à ce qu'elle veut laisser croire, Candy souffre
toujours de sa séparation d'avec Terry. Ne répète-t-elle pas plusieurs fois à Suzanne
"prends soin de Terry..." ? Candy veut croire qu'elle a pris la bonne
décision en se sacrifiant pour Suzanne, et essaie de s'en convaincre en leur écrivant
que son amour pour Terry n'est que de l'histoire ancienne. Connaissant aussi la grandeur
d'âme de Candy, elle pourrait avoir écrit cette pénible déclaration pour apaiser les
inquiétudes de Suzanne, et faire comprendre à Terry qu'il n'y a plus d'espoir entre eux
deux, l'obligeant ainsi à s'occuper de Suzanne...
En outre, l'évocation de retrouvailles entre
Candy, Terry et Susanne comme si de rien
n'était, est un peu difficile à croire, non ? :)
Une chose est sûre, le fait que Candy n'ait pas envoyé les lettres à leurs
destinataires, prouvent que ce qu'elle ressent pour Terry est encore vivace, et que poster
ce courrier viendrait à mettre un terme définitif à leur relation. Candy aime encore
Terry et Terry aime encore Candy.
La lettre
d'Albert
"Chère Candy,
Mes déplacements se passent bien, et quand j'en aurai terminé avec ces affaires,
je compte reprendre mes voyages avec Poupée (nota : le petit animal noir qui ressemble à
un écureuil) comme auparavant.
Tu aimerais voyager avec moi ? J'aimerais beaucoup que tu m'accompagnes, j'espère
que tu en auras envie et que tu accepteras.
A bientôt.
Albert"
La réponse
de Candy à Albert
"Cher William Albert André,
Quelle joie de recevoir votre lettre. Bien sûr que j'aimerais voyager avec vous,
et si vous le souhaitez, je viendrai.
Tant de temps a passé depuis que nous nous sommes rencontrés sur la colline de
Pony. Je remercie mes parents de m'avoir abandonnée, car s'il en avait été autrement,
je n'aurais jamais connu de personne aussi noble que vous. J'ai conservé le
médaillon et je le garde toujours près moi.
Tant de choses se sont passées et tant de tristes séparations ont eu lieu, mais
c'est toujours beau d'être en vie.
Maintenant je ne pourrai m'endormir, sachant que peut-être demain
quelqu'un frappera à ma porte et ce sera vous. Bien, il me faut aller me coucher, sinon
Melle Pony va me gronder d'être encore debout à cette heure. Elle me traite encore comme
une petite fille...
A très bientôt !
Bien affectueusement,
Candy"
Commentaires
Ces lettres peuvent avoir deux interprétations. Cela dépend du côté où l'on se
place. Il est clair que ces lettres échangées entre Albert et Candy dénotent un certain
rapprochement, qui reste malgré tout bien timide. On est loin des lettres enflammées
qu'échangeaient Candy et Terry (cf. au manga).
Je vais tâcher, aussi neutrement que possible, d'exposer les faits et les conclusions
auxquelles nous sommes parvenus après de longues délibérations au sein le Club International Candy mais
aussi du forum
hispanophone d'Elaine.
Ainsi :
1. Les trois nouvelles ne sont que l'ébauche d'une suite que Kyoko Mizuki espère
pouvoir raconter un jour. D'autres aventures attendent encore notre petite
Candy...
2. Ce que nous savons déjà de Candy et Albert,
c'est qu'ils sont très attachés l'un
à l'autre. Le reste n'est que supposition et interprétation. Une chose est sûre, Albert
a toujours représenté pour Candy l'épaule sur laquelle se reposer, le frère, la
famille qu'elle n'a jamais eue, le soutien moral qui lui manquait. Ne dit-elle pas dans sa
dernière lettre "Je remercie mes parents de m'avoir abandonnée, car s'il
en avait été autrement, je n'aurais jamais connu de personne aussi noble que toi." Cette
dernière phrase n'est pas à proprement parler une allusion tendrement affective, mais
plutôt la démonstration de l'attachement fraternel ou paternel que Candy voue à Albert.
Conclusion
D'une certaine manière, Kyoko
Mizuki, nous amène à imaginer une nouvelle fois, notre
propre fin sur Candy. Il est donc légitime de se demander la raison pour laquelle, elle
persiste à nous faire nous interroger au lieu de nous donner sa propre version sur la fin
de Candy. Pourquoi tant de cruauté ?... :-)))
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REEDITION DES 3
NOUVELLES  |

Couverture du livre
Depuis le mois de septembre
2003, on peut trouver sur le site japonais Book-ING http://www.book-ing.co.jp/,
une réédition des 3 nouvelles évoquées sur cette page. Ces nouvelles
sont cette fois réunies en un seul volume et ne contiennent pas
d'illustrations, ceci à cause du désaccord entre l'auteur et
l'illustratrice. Par ailleurs,
Book-ing ne vend pas à l'étranger, donc, si vous voulez vous procurer
le livre, il vous faut contacter une connaissance au Japon qui puisse
l'acheter pour vous et vous l'envoyer. Autre petit problème : les
nouvelles sont écrites en japonais et aucune traduction n'est
envisagée (sympa pour les fans étrangers !!!!)
La seule solution serait
que des éditeurs francophones investissent dans la traduction du livre
et le distribuent. J'ai tenté de mon côté d'en contacter quelques
uns, mais seul un a répondu à mon appel, et négativement
malheureusement... :(( Cependant, si nous sommes nombreux à leur
écrire, peut-être changeront-ils d'avis? ^^ Vous trouverez la liste
des éditeurs dans la rubrique Procès.
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